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Archive de mars, 2010

Vagabondage d’été #1

25 mar

Je pars à sept heures du matin, le premier Juin 2009. J’ai tout prévu, acheté un sac de randonnée, des chaussures adaptées. J’ai fait mon sac la veille au soir, j’y ai mis le nécessaire d’hygiène (brosse à dents, à cheveux, quelques slips et chaussettes, tenue de rechange, coupe-ongles, rasoirs jetables Bic), ainsi que des gadgets comme une lampe-torche dynamo, un chargeur de téléphone, du pain d’épices et un nécessaire d’écriture. J’attache les sangles du sac, et je quitte la chambre d’internat, rendant les clefs. Définitivement.

Pour le départ, je me sens une mentalité guerrière, une forte volonté de me « débrouiller tout seul ». Je me dis « le bus, c’est pour les faibles », et je pars en direction du sud de Rennes. Nantes, c’est au sud, donc si je vais dans cette direction, ça ne peut que m’avancer. C’est ce que je pense à ce moment en tout cas. Donc, j’y vais, motivé. Je traverse la ville, que je connaissais déjà un peu, donc je ne suis pas dépaysé et je me trouve en terrain connu. Arrivé en bordure de ville, je commets une erreur de débutant courageux, et après avoir tenté le stop pendant quelques minutes, sans conviction, je pars à pieds en longeant la route nationale. Je vide mes deux bouteilles d’eau régulièrement, et demande à des gens du crû pour les remplir, ce qu’ils font généreusement, bien qu’intrigués par mon expérience. Je fais du stop de temps en temps, mais au bord de cette nationale « autoroutière », c’est peine perdue. Je marcherai un total de sept heures sur le bord de cette route, jusqu’à ce qu’une femme qui pourrait être ma mère s’arrête sur le bord de la route. Elle s’appelle Anna, et il est déjà entre quinze heures et quinze heures trente ; dans sa voiture, il y a son fils, ainsi qu’un stagiaire allemand, qui vient ici pour s’occuper du jardin. Je suis épuisé, et elle le voit ; je le suis tellement qu’elle prend ma diction hésitante pour un accent, et qu’elle me parle anglais. Remarquant un accent dans sa propre diction (elle est allemande d’origine russe), je crois alors qu’elle a plus de facilités avec l’anglais que le français, et ce n’est qu’après cinq bonnes minutes de conversation que nous comprendrons que nous sommes tous deux francophones.

Elle m’amène chez elle, où je suis reçu comme un prince. J’ai attrapé une insolation et des coups de soleil. Le bandeau que je porte sur la tête n’a pas suffit à me protéger du soleil, et mes bras sont brûlants. Je passe le reste de la journée sur une chaise longue, dans le jardin (fort grand et agréable d’ailleurs), à l’ombre, à somnoler et à lire Alice au Pays des Merveilles. En version anglaise. Je crois. Puis je mange « en famille » avec mes hôtes, très accueillants, très gentils, secourables et généreux. Je dors dans l’atelier d’Anna – car c’est une artiste, elle est peintre. Je passe alors une très mauvaise nuit, me réveillant régulièrement, parlant avec le chat, délirant à cause de l’insolation. Je ne dors presque pas, à même le sol dans un sac de couchage sans oreiller et passant de cauchemar délirant en rêve éveillé, mais la nuit me fait du bien ; déjà pour des raisons symboliques : il y a effectivement des gens secourables en ce bas-monde. Aussi parce que j’avais beaucoup marché et que le moindre repos en ces conditions est déjà une occasion de délasser les jambes. Je ne suis pas un sportif, et je n’ai aucun entraînement. C’est déjà un exploit pour moi d’avoir parcouru une telle distance, sans réelle préparation et avec juste quelques bouteilles d’eau, sans rien manger d’autre que du pain d’épices, et quelques bonbons.

Le lendemain matin, le compagnon d’Anna m’amène à la grand’route. Il me dépose là, sur le bord, à mi-chemin entre Rennes et Nantes. Grand Fougeray, c’est là où j’ai passé la nuit. Me voilà donc bien avancé, à environ cent kilomètres de ma destination. J’en ai parcouru bien trente à pieds la veille. J’ai un sac de couchage. C’est parti… Je continue de longer la nationale, bien peu confiant dans mes capacités d’autostoppeur. C’est au bout de quelques dizaines de minutes qu’une retraitée s’arrête sur le bord de la route, sur la bande d’arrêt d’urgence. « Et bien alors vous ne faites pas de stop ? », qu’elle me demande. Surpris, je lui dis que non, parce que de toutes façons ça ne marche plus trop. Elle sourit et me dit « Montez, je vais à Nantes, je vous y amène ! ». C’est ainsi donc que j’arrive à Nantes, après avoir discuté avec cette dame, très sympathique, très gentille… très bavarde aussi. C’était vraiment plaisant. Ma première véritable aventure d’auto-stoppeur, et en fait je n’ai pas vraiment fait de stop à ce moment. Surprenant, amusant, motivant.

J’arrive à Nantes, je téléphone à mon ami sur place, Christophe. Il me reçoit volontiers, et je peux me reposer chez lui. Je reste deux jours à récupérer des débuts difficiles de ma grande aventure, et cela me fait beaucoup de bien. J’apprécie d’ailleurs de revoir Gautier et Laurent au Graslin, cela fait toujours plaisir. Quand je sors me promener en ville, j’évite absolument d’être au soleil, car le moindre rayon me brûle la peau. Nantes est une jolie ville, agréable, où j’ai pu visiter le château, et voir quelques lieux intéressants, tels le Lieu Unique (l’ancienne biscuiterie LU). Je me promène, je visite, je découvre, je me promène le long des quais, tout en restant à l’ombre. Je visite un peu le vieux centre. Le dernier jour, je cherche même une connaissance d’il y a quelques années, une jeune femme, de mon âge ou presque, dont j’ai réfusé de devenir l’amant il y a quelques années. Je téléphone à des associations qu’elle aurait pu fréquenter, j’obtiens même l’adresse d’un bar où elle irait régulièrement avec son club de go. J’y vais, et l’on m’apprend que non, l’association ne fréquente plus l’endroit, et je n’ai pas d’autres moyens de la retrouver. Je ne connais que son prénom, et pas son nom, et je n’ai pas Internet pour trouver ces infos dans la liste des inscrits à son club. J’abandonne donc, me disant que ce n’est pas si grave, juste dommage.

Je marche jusqu’au sud de la ville pour en repartir, prenant mentalement la direction de Bretignolles sur Mer, en Vendée. Pour ça, j’ai bien regardé, il faut que je passe par la Roche sur Yon. Dans tous les cas, le chemin débute au sud de Nantes, et il y a là un excellent endroit pour faire du stop. Un rond-point bien pratique. Je me mets à la sortie du rond-point, je lève le pouce, et j’attends… Oh, allez, trente secondes. Une voiture s’arrête. Je dis au chauffeur aller à la Roche sur Yon, il est désolé mais ce n’est pas sa route. La voiture suivante est composée de jeunes fêtards avec des dreadlocks. « Tu vas à la roche ? Monte ! » Je partage donc la plage arrière avec leur chien, mais ça va, il est propre et pas bien turbulent, il m’accepte bien. Eux sont sympathiques, on discute, on s’entend bien même si leur musique est très forte. Ils me déposent à la Roche, où je n’ai pas trop de mal à décoller pour Brem sur Mer. De Brem sur Mer, hop ! J’arrive à Bretignolles sur Mer, en stop aussi. J’ai préalablement prévenu ma tante Liliane que j’irai la voir, et je lui téléphone donc de nouveau, pour lui dire que je suis arrivé. Ravie, elle vient me chercher pour m’héberger chez elle.

Je visite donc un peu Bretignolles, empruntant pour cela le vélo de mon cousin. C’est une ville triste, morte en ce début de Juin. Les gens ne viennent vivre ici qu’au plus fort de l’été, et en basse saison ce sont des résidences secondaires aux volets clos. Une ville fantôme. Je contemple l’océan, un peu triste, mais ça va. Je passe quelques jours ici, à continuer de me reposer des péripéties vécues quelques jours auparavant. Ma tante est aux petits soins, c’est assez agréable. Mais je ne tarde pas trop à partir, de nouveau. Ma destination est Tours, et je veux passer par Poitiers pour voir Grigori, un ami que je n’ai pourtant jamais vu. C’est ça, à passer les trois quarts de son temps libre sur Internet, on tisse des liens avec des gens qu’on n’a jamais vu. Je ne me souviens pas avec précision des différentes voitures prises depuis l’entrée de l’autoroute jusqu’à Poitiers, mais en tout cas je n’ai pas trop de mal à réaliser le trajet. Le stop, finalement, ça ne marche pas trop mal. J’en déduis alors qu’au premier jour, je m’y étais réellement mal pris ; que partir un jour férié était une grossière erreur également. Une fois à Poitiers, je découvre la ville, surpris. J’avais en tête des images du Futuroscope, et je m’attendais à une ville nouvelle et moderne, à quelque chose de comparable à Rennes par exemple. Pourtant, Poitiers ressemble plutôt à une ville médiévale qui aurait grossi sans vraiment se renouveler, les rues sont étroites, l’agencement un peu surprenant, le tout avec du relief donnant une impression de grosse bourgade. Je bois un verre avec Grigori, nous discutons de tout de rien, il me présente son amie, me fait visiter le centre-ville, ce qui ne prend pas bien longtemps. Il est désolé de ne pouvoir me recevoir, mais je le comprends et n’en tiens aucune rigueur. Enfin, il me dépose à la sortie nord de la ville.

C’est un étudiant en médecine qui vient de passer son concours pour être interne qui me permet de faire la route vers Tours. Il vient de faire une nuit blanche, le genre de nuit blanche d’après examen où tout le monde picole et oublie qu’il va mourir un jour. Il roule trop vite et écoute du Gainsbourg. Je ne connais pas ces chansons. Lui semble fan. J’arrive à Tours en un temps record, et, là, je téléphone à Anne-Sophie, une amie que je n’ai pas vue depuis longtemps. Malheureusement, on s’était mal compris, et elle n’est pas en ville ce weekend. Je téléphone à Guillaume, un ami de mon père vivant sur place, et lui comme sa famille me reçoivent, généreux et amicaux. Ils m’avouent qu’ils n’auraient jamais pris de stoppeur, et encore moins un garçon avec les cheveux longs. Reste que je suis très bien reçu et que la nuit passée chez eux m’a fait plaisir, c’était très agréable. En plus, tout comme chez ma tante, j’ai dormi dans un vrai lit. Trop génial.

Tours est une ville très agréable. J’ai visité un peu, et franchement, j’ai pris une claque. Le centre-ville est beau et l’architecture des bâtiments dégage une impression de grande richesse. La rue principale est le prolongement de la Route Nationale 10, et est d’ailleurs appelée « Rue Nationale » en référence à cela. Elle est bordée d’échoppes, où de jolies demoiselles dans leurs plus beaux atours vont faire du shopping accompagnées de leur petit ami, où chacun fait ses emplettes et flâne dans cette sorte de Champs Elysées miniatures, devant des bâtiments au style à rapprocher des châteaux de la Loire. Une claque. Le contraste avec Poitiers est frappant. Dommage que je fasse le mauvais choix pour en repartir. Mon but est alors de continuer vers le sud, et je me prépare pour le grand saut : Montpellier. C’est en théorie possible, en passant par Bordeaux, et Adrian est déjà prévenu et peut me recevoir, en serait même ravi et je le sais. Sauf qu’on est un dimanche, que c’est la fête des mères, qu’il y a des rencontres sportives, qu’il pleut, qu’il y a des éléctions et que je fais du stop au nord-est de Tours alors que j’aurais dû aller au sud (l’erreur venant du fait qu’étant donné qu’il y a une rocade, il est en théorie possible d’aller vers le sud en sortant de la ville par l’est, mais ce n’est pas la chose la plus courante pour les automobilistes). Résultat : sept heures d’attente, avant d’abandonner.

Je saute sur ma solution de secours, qui est une voiture qui va à Vendôme. Vendôme, c’est au nord-est de Tours, sur la N10. Cela ne me permettra pas d’aller à Montpellier. Par contre, grâce à cela, je peux aller chez mes parents, à Coignières. Coignières est encore plus haut, toujours le long de la même route. Je finis par y arriver, après trois ou quatre voitures, passant par Chartres, entre autres, ainsi que tout un tas de villages aux noms amusants (tels que « La Grand Vallée » par exemple). Les gens sont sympathiques, je n’attends jamais très longtemps en plus. Les gens me disent souvent que d’habitude, ils ne prennent jamais de stoppeur, mais que moi, pour une raison ou pour une autre, ça allait. L’un dit par exemple « Toi tu es propre et ça se voit. » On me dit aussi, souvent, que je n’ai pas l’air dangereux, que j’ai l’air inoffensif, ou que j’inspire confiance. Ce genre de « compliment » sera monnaie courante tout l’été, d’ailleurs. Concernant la route, elle est plutôt adaptée pour l’auto-stop, il y a de nombreux et pratiques ronds-points, des parkings régulièrement, des places pour se garer. Je fais aussi connaissance de Nathalie, une aventurière qui a déjà fait le même genre de périple, mais à l’étranger ; elle me donne son numéro de téléphone, me garantissant le gîte si jamais j’avais à passer de nouveau par Tours.

J’arrive donc à Coignières avant la nuit, et je me repose quelques jours chez mes parents. C’est un peu la solution de facilité, certes, et à ma décharge je peux quand même ajouter que je ne les avais pas vus depuis longtemps, et que le but n’était pas de me forcer ; mais bien, entre autres, d’accéder à un certain sentiment de liberté et d’indépendance par rapport à tout un tas de concepts, tout un tas de choses.

 

Donjons et Dragon 4ème édition

23 mar

Bon, tout d’abord, pour resituer le contexte et pour que vous réalisiez mes goûts, je déteste viscéralement D&D en version 3.5, que ça se sache.

Pourquoi le système de D&D 3.5 était naze

Trop de classes, trop de dons, trop de règles, trop de combat, pas assez de règles pour gérer les choses hors combat. Et surtout, pour un débutant, c’est absolument pas le meilleur jeu pour commencer : la feuille de personnage est bien trop compliquée, et je parle pas des campagnes : la montée de niveau est un calvaire pour tout joueur et MJ débutant. Injouable tel quel.

Pourquoi l’univers était bien

L’univers par défaut de Donjons&Dragons, ce sont les royaumes oubliés : du bon médiéval-fantastique, qui parlera à n’importe qui ayant vu le Seigneur des anneaux. Le parfait type d’univers pour commencer si l’option « contemporain-fantastique » dont j’ai parlé hier dans mon billet sur le Monde des Ténèbres ne vous convaint pas.

Des nains, des elfes, des ogres, des dragons, des gobelins, des liches, des magiciens à longue barbe blanche, on est en terrain très connu !

Pourquoi j’aime la 4ème édition, alors ?

Hé bien que ça se sache, la 4ème édition est bien bien plus simple que les éditions précédentes.

La création de personnage est toujours aussi horrible, la montée de niveau un peu moins qu’avant, et il est fourni de nombreux prétirés personnalisables pour débuter. Les règles sont bien plus fluides, le jeu s’assume clairement comme un jeu de combats entrecoupés de scènes d’exploration, d’intrigues, et de roleplay, qui sont prétexte à amener au combat suivant.

Le ton est bien plus clair, c’est pas prise de tête, ça me donne l’impression d’être du jeu de figurines collaboratif avec du jeu de rôle entre chaque combat, mais au moins les combats, même longs, sont intéressants puisqu’avec plateaux et figurines, on élabore des stratégies ensemble, on fonctionne comme un vrai groupe, et voir la figurine d’un énorme dragon ça rassure vraiment pas.

Bref, encore un peu trop orienté « jets de dés en série » pour moi, mais un très très net progrès par rapport aux éditions précédentes !

 

Le Monde des Ténèbres

16 mar

Je comptais vous présenter certains des jeux de rôle sur table auxquels je joue, et quoi de mieux pour commencer que celui dont l’univers me parle le plus, celui dont la maîtrise n’est malheureusement pas aisée avec les joueurs que je connais dont l’imaginaire est saturé de médiéval-fantastique : le Monde des Ténèbres, abrégé sur le net en MdT ou WoD (pour le nom anglais World of Darkness).

C’est un de mes deux choix pour initier des joueurs au jeu de rôle. Vous savez pourquoi ? Parce que c’est du contemporain-fantastique. Autrement dit c’est un monde identique au nôtre à un détail important près : il y a une dose de fantastique, qui, dans le MdT, est concrétisée par le fait que même si la plupart des gens ne le savent pas, ou refusent de le croire, les monstres, les fantômes, tout ce qui fait que même les adultes ne sont que peu à l’aise dans le noir, tout cela existe !

C’est un univers idéal pour faire jouer aux joueurs eux-mêmes, dans la ville qu’ils connaissent, et leur faire vivre quelque chose de surnaturel. A eux d’imaginer comment ils réagiraient si cela se passait réellement. Cela donne des points de repère qui permettent au MJ de se concentrer sur la gestion de ses joueurs et son improvisation puisque les lieux dont il parlera sont connus des joueurs, et côté joueur, cela permet une première approche de ce qu’est le jeu de rôle.

Le système est simple : on répartit des points dans ce qui va définir notre personnage. Caractéristiques, compétences, dons, tout cela se remplit assez rapidement (je conseille, pour une première partie, de préparer des prétirés de chaque joueur, que ces derniers pourront ajuster). La résolution des actions que les personnages ne sont pas assurés de réussir se fait en jetant des dés à dix faces (d10). Le MJ indique en général une caractéristique et une compétence. Le joueur ajoute les valeurs de ces deux éléments, et lance autant de dés. Chaque dé indiquant 8 ou plus est une réussite. Le joueur annonce au MJ combien de réussites il a fait, et le MJ compare cela au seuil de difficulté de l’action.

Les possibilités après la première partie sont en plus très nombreuses. En effet, MdT est le livre de base d’une gamme comprenant entre autres Vampire Requiem (pour pouvoir jouer des vampires au lieu de simples humains), Mage l’Eveil (des humains ayant développé la capacité de modifier certains paramètres de la réalité), etc…

Cela peut donner lieu à de longues campagnes où d’humains au départ, qui pourrait évoluer vers autre chose…

 

Les jeux de cartes à collectionner (JCC)

10 mar

Il y a quelques minutes, je vous expliquais ce qu’était le jeu de rôle. Mais il y a aussi une pratique très souvent appréciée des rôlistes : le jeu de cartes à collectionner.

Mais qu’est-ce donc que ce truc là, vous demandez vous ? Hé bien peut-être connaissez-vous celui qui se vend le plus : Magic L’assemblée. Simple, cher, vieux, ce jeu est depuis longtemps un produit ayant du mal à se renouveler, et comme il n’est pas le seul, d’autres éditeurs de jeux de carte se sont lancés dans les JCC (la petite abréviation de « Jeux de Cartes à Collectionner »).

Vampire The Eternal Struggle (VTES), Games of Thrones (Trône de Fer), Yugioh (oui…), VS System, Stargate …

Le principe est toujours le même, s’amuser, et peut-être gagner une partie. Selon les jeux, les moyens sont différents, les buts sont différents. Par exemple, VTES se joue minimum à 3, on joue tous de très vieux vampires, manipulant de plus jeunes vampires pour agir à notre place et nous protéger. Le but des autres joueurs est de nous tuer, en réduisant notre influence (représentée par des points de sang) afin de pouvoir nous tuer lorsque nous sommes assez affaiblis. Beaucoup de social dans ce jeu, ou des tas d’action sont possibles (combattre, voter, aller diminue l’influence d’un autre vieux vampire, l’attaquer directement…).

Dans Games Of Thrones (Trône de Fer en VF), pour deux à six joueurs, on agit dans l’univers des livres.

Le but est d’arriver à 15 points de pouvoir pour sa maison nobles, les points de pouvoir pouvant se gagner de tas de manières différentes au travers de trois types d’actions de défi. Les défis militaires, qui tuent des personnages adverses en cas de victoire. Les défis d’intrigue, où l’on enlève des cartes au hasard de la main de l’adversaire, et des défis de pouvoir, où l’on vole du pouvoir de la maison de l’adversaire, pour en mettre sur la nôtre. Viennent s’ajouter là dedans des tonnes de mots clefs sur les cartes, ajoutant au jeu des aspects stratégiques forts. Le jeu à 2 est bien différent du jeu à 6, car les alliances, absentes de la version 1 contre 1 pour des raisons évidentes, apparaissent à partir de 3 joueurs et rendent vraiment intéressantes les parties.

Dans Stargate, pour 2 joueurs, on joue un tour les « gentils », un tour les « méchants » (alternativement), le joueur en face joue le camp opposé.

Le but est de réussir 7 missions ou d’arriver au nombre de points de l’équipe adverse, pour gagner en gentil. En méchant, il faut faire échouer une mission à l’autre joueur, et mettre le méchant de côté. Quand la somme des valeurs des méchants atteint le nombre de points de l’équipe SG de l’autre joueur, on gagne. On peut donc avoir un jeu dont le but est de gagner en méchant, en gentil, ou les deux (mais là c’est assez compliqué d’équilibrer le jeu sans rendre moins efficace une des parties.

Bien sur, le nombre de cartes différentes dans tous ces jeux est énorme. Et les collectionneurs peuvent vite dépenser des sommes folles dans ces jeux. Pour ma part, je n’achète que ce dont j’ai besoin pour avoir un deck (jeu de cartes) convenable pour pouvoir espérer gagner, ça me revient donc pas trop cher.

Sachez qu’il existe des tas d’autres JCC que ceux que j’ai cité, et qu’ils sont tous en vente dans les bons magasins rôlistes…

 

Ma vision du jeu de rôle sur table

10 mar

Je pratique depuis 3 ans le jeu de rôle, que j’ai expliqué dans le billet précédent.

Le terme vient de l’anglais Roleplaying Game (Jeu de jeu de rôle littéralement), difficilement traduisible, la seule expression française pour « Roleplay » étant « Jouer un rôle ». Ainsi, le terme jeu serait répété. D’où la traduction usitée « Jeu de rôle ».

Beaucoup de joueurs considèrent donc que le but du jeu de rôle est de s’amuser, et associent automatiquement cela avec la déconnade, le manque de sérieux, le n’importe quoi, le « on se lâche ». Beaucoup oublient l’aspect « rôle »… C’est quelque chose qui me chagrine, et qui me pousse à peu maîtriser car j’ai toujours l’impression qu’une majorité des joueurs sont là pour faire les bêtises qu’ils ont en tête, peu importe le scénario, l’univers ou l’intrigue que le MJ a bien pu travailler et préparer.

Le cas typique que je connais bien, c’est que je maîtrise d’une manière particulière : l’ambiance et l’intrigue priment largement sur l’action et le combat, dans mes parties. Beaucoup de scénarios d’angoisse, de huit-clos, pas joyeux et souvent mortels, où de tels joueurs, fanas de rires et de combats, plombent la tablée et l’ambiance. Ce qui fait que j’ai l’impression d’être venu et de m’être emmerdé à préparer un bon scénario, que je m’échigne à tenter de mettre en place une ambiance et un stress chez les joueurs, et que tout ça est ruiné par des blagues « kaamelotesques » sans rapport avec ce qu’on fait, suivies de gros rires gras, et le rire étant communicatif… Et je m’étalerai pas sur le gros monstre qui peut tous les tuer, et qu’ils affrontent au lieu de fuir, la tablée guidée par les joueurs en question.

Ce n’est pas ce que je veux dans du jeu de rôle. Si mon seul amusement était les combats et les scènes d’action en général, un bon jeu vidéo ferait l’affaire. Je ne prépare pas un scénario, une intrigue, pour voir les joueurs ignorer totalement les indices que je leur donne (voir même les détruire de manière systématique, c’est déjà arrivé), foncer dans le tas comme des gros blaireaux, et torturer les gens au mépris de toute loi parce que « c’est pas réel, donc on peut le faire, c’est drôle ». Et ça c’est pas le pire.

Marre, donc, de ces joueurs qui voient le jeu de rôle comme un jeu tout court, où l’on peut faire tout et n’importe quoi, qui sortent leur science à chaque désaccord avec le MJ (alors que souvent ce qu’ils disent ne s’applique pas, puisqu’un univers imaginaire n’a pas à suivre les lois physiques et historiques de notre univers réel), qui râlent souvent, qui vont voir aux autres tables ce qui se passe (genre on s’intéresse pas à la mienne, hein)… Le pire étant que ces derniers m’annoncent avoir adoré mes scénars 99% du temps. Sauf que moi pas.

Donc personnellement, dans mes créations, je vais à l’avenir utiliser un système avantageant celui (ou celle) qui ajoute de l’ambiance dans la partie. Celui (ou celle) qui ruine le climax sera désavantagé(e)… Et j’espère que ça suffira à faire comprendre aux joueurs que je veux qu’ils incarnent leurs personnages, pas qu’ils jouent avec leur personnage comme un marionnettiste joue avec ses marionnettes…

C’est extrême, mais si les joueurs se disciplinent pas, c’est à moi de discipliner mes joueurs… ou de les choisir.

 

Le jdr c’est quoi ?

10 mar

Depuis quelques temps, tout le monde abuse du terme RPG pour désigner le type de jeux console s’apparentant au jeu de rôle. Ok, mais est-ce que vous savez ce que c’est, le jeu de rôle ? Bon, ben voilà le premier billet utile pour vous.

C’est quoi le principe ?

Très bonne question. Le principe est simple : plusieurs joueurs, autour d’une table (ronde ou carrée, peu importe) vont vivre ensemble une histoire, en incarnant tous des personnages de cette histoire. Ainsi, vous allez soit être un privé qui au cours d’une enquête va découvrir des choses surnaturelles, soit un nain alcoolique en quête d’argent, soit un jedi n’arrivant pas à maitriser son coté obscur, ou encore un ange caché au milieu des humains pour jouer au soldat contre les vilains démons qui font que s’amuser, au fond.

On peut jouer dans n’importe quel univers, et incarner n’importe qui.

Mais dans ton truc, on joue comment, en fait ?

Simple, chacun d’entre vous aura une fiche de personnage. Cette fiche de personnage sera remplie par vous, en fonction de ce que vous souhaitez faire de votre personnage. Votre personnage aura en général (pas toujours) des caractéristiques, qui représentent ce qu’il est, et des compétences, qui montrent ce qu’il sait faire. Cela ne se crée pas n’importe comment, il y a des règles, comme pour le déroulement de la partie d’ailleurs. Les personnages possibles et la puissance de votre personnage, tout cela dépend uniquement du jeu. Maintenant, après cette étape vous avez un personnage prêt à vivre plein d’aventures et il ne tient qu’à vous d’y …

Attends, attends ! Mais qui décide de l’histoire qu’on joue ? Et qui dit quand un personnage arrive à faire un truc ou pas ?

Oh, une question importante qui va amener la présentation de ce qui permet de faire une partie de jeu de rôle : le Maitre de Jeu.

Le Maitre de Jeu est l’orchestre de la partie si l’on peut dire. C’est lui qui raconte l’histoire, s’assure que les règles sont respectées (ou pas, c’est lui qui décide), et aussi qui incarne tous les personnages non joués par les joueurs. C’est lui qui fixe la difficulté d’une action, et la réussite de l’action est gérée par le Maitre de Jeu en suivant les principes du système de règles qu’il a choisi. Ainsi, vous vivez une histoire, pouvez tenter des actions et réussir des … Quoi encore ?

Ben, tu dis que le Maitre de jeu fixe la difficulté d’une action. Et qu’il se base sur le système de règles pour déterminer si le joueur réussit ou pas. Mais comment ca se passe concrètement ?

He bien, dans ta fiche de personnage, des caractéristiques et des compétences (mais pas toujours, ça dépend des jeux) définissent ton personnage, tu te rappelles ?

Selon les systèmes, on utilise ces chiffres, auxquels on ajoute un facteur aléatoire (souvent des dés, mais parfois des pièces, des cartes à jouer et même le Jenga), et selon le résultat de ce facteur et des chiffres, l’action est réussie ou non. Cela dépend beaucoup du système. Dans le jeu de rôle Ambre, on ne jette pas de dés, et c’est le Maitre de Jeu seul qui décide, en fonction du personnage et de ses caractéristiues. Dans le système de la gamme du monde des Ténèbres, on lance autant de dés que la somme Caractéristique + Compétence associée à l’action, et chaque chiffre au dessus de 8 est considérée comme une réussite, il faut en obtenir autant que la difficulté donnée par le Maitre de Jeu.

Mais si on fait un mauvais jet ? La chance est un peu trop importante, tu ne crois pas ?

Je suis d’accord. C’est pour ça que tout Maitre de Jeu doit garder à l’esprit que les résolutions d’action (avec des dés ou autre chose) cassent le rythme du jeu, et que si des règles sont gênantes, alors il ne faut pas en tenir compte. Les joueurs, eux, doivent savoir que s’ils font un jet pourri, mais qu’ils miment l’action vraiment bien, le Maitre de Jeu en tiendra compte puisque c’est utile pour l’Histoire, qui reste quand même, après l’amusement, le moteur principal d’une partie.

Bon ça a l’air bien tout ça, mais je suis encore sceptique. Ca a l’air compliqué !

Le meilleur moyen de voir que c’est facile et amusant, c’est encore d’essayer. Les « anciens » ne vont pas vous descendre si vous ne jouez pas très bien, car ils sont tous passés par là et ils pourront vous apprendre leurs trucs, et en général les « anciens » aiment bien voir de nouveaux joueurs avec de nouvelles idées. A Lyon, je joue souvent le week end à la boutique Trollune. Il y a aussi des rôlistes dans les rédacteurs de ce blog. Mais il y a surement des exemplaires près de chez vous, utilisez Google un moteur de recherche pour les trouver !

Une dernière question, on se déguise alors ? On joue dehors ?

Alors attention, ceci s’appelle du GN (Grandeur Nature) et ce n’est pas pareil que du jeu de rôle sur table. C’est autre chose et j’en parlerai une autre fois.

 

Bonjour à toutes et à tous, fanas de RPG !

09 mar

Après des années sur un forum, puis un autre, puis un autre avec un site buggué, nous suivons la mode, tels les pigeons qui suivent les bouts de pain !

Nous voilà donc sur un blog commun à tous les membres de notre communauté, que chacun remplira avec ses avis, ses projets, sur les jeux de rôle papier, les rpg consoles et pc, ou sur un peu tout en fait, même si normalement, le rpg/jdr devrait rester le thème central.

Bon, les gens, y a plus qu’à remplir, faites gaffe à la peinture fraîche et aux sasquatch !

 
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